jeudi 15 février 2018

HUMUNGUS : Sans pitié ni remords [CHRONIQUE]

HUMUNGUS
Sans pitié ni remords

CD
Martel en Tête
2016

 Dans tous les styles musicaux, quels qu'ils soient, on trouve toujours quelques grands noms se démarquant du gros des troupes, des artistes occupant les plus hautes marches du podium pour la qualité exceptionnelle de leurs oeuvres, et pour leur maîtrise hors du commun des codes qui régissent les courants auxquels ils se rattachent. En matière de R.A.C., HUMUNGUS relève indéniablement de ce genre d'élite, et ce second album, destiné à devenir un classique dont on se souviendra longtemps, sonne comme la consécration définitive d'un groupe qui n'a plus à faire ses preuves depuis belle lurette.

  Ses premières productions n'étaient déjà pas -tant s'en faut- passées inaperçues, commençant très fort en 2005 par un très bon premier split CD avec leurs compatriotes français de WOLFSANGEL, suivi en 2008 d'un plus que remarquable album longue durée, intitulé "A temps héroïques, jeunesse héroîque". Succédant huit ans plus tard à ce dernier, "Sans pitié ni remords" assène un démenti cinglant à tous ceux qui, emprunts de préjugés ineptes et non sans une certaine dose de morgue suffisante, méprisent cette scène en la jugeant incapable d'engendrer de bons musiciens et des compositions de haut niveau.

 Nous nous trouvons en effet ici en présence d'un R.A.C. surpuissant, au gros son amplifié par une touche de Metal du meilleur effet, valorisé par un mixage efficace comme par une très bonne production. Je ne saurais mieux en décrire le style général qu'en le comparant, comme cela a déjà été fait par ailleurs, à une sorte de combinaison (fort réussie) entre BUNKER 84, DURANDAL et D.S.H. , trois références auréolées d'un certain prestige et qui ne manqueront pas d'interpeller les connaisseurs. Les paroles, bien audibles et fort compréhensibles, sont quant à elles particulièrement radicales et sans compromis, rageusement déclamées par une voix aux accents martiaux et virulents qui rappelle d'ailleurs irrésistiblement celle du chanteur de BUNKER 84.

  L'éventail des thèmes abordés, pour le moins éloquent, comprend entre autres une salve dévastatrice contre la propagande médiatique, les "antifas" et autres gauchos
("Ceux d'en face"), un appel à la résistance active face au péril mortel de l'immigration-invasion ("Le Sentier de la Guerre"), des hommages appuyés aux volontaires français ayant combattu pour leurs idéaux au cours de la Seconde Guerre mondiale ("Blood Und honneur", "La Grande Armée"), à de grands personnages de l'Histoire récente injustement diabolisés ("Le Rêve"), mais aussi une véhémente dénonciation de la dictature gaucho-libérale et bien-pensante qui caractérise le régime politique actuel ("Les Défenseurs de la Raie Publique"). Enfin, histoire de terminer le disque avec une chanson bonus de toute beauté, on pourra apprécier un vibrant panégyrique du patrimoine culturel et mythologique des diverses régions de l'Hexagone, ("Les Légendes de nos Contrées").

 Aux dernières nouvelles, il semblerait que les membres d'HUMUNGUS aient décidé de mettre le groupe en "sommeil", chacun d'eux souhaitant se consacrer à ses activités respectives, ou s'impliquer dans d'autres projets musicaux. La formation n'étant donc pas définitivement morte pour autant, souhaitons que cette période de stand by annoncé ne se prolonge pas plus que de raison, et qu'il nous soit donné d'assister un jour au grand retour sur scène de ce qui fut incontestablement l'une des références les plus marquantes des douze ou treize dernières années.


 Pressé à seulement 500 exemplaires, et accompagné d'un livret de 12 pages retranscrivant l'intégralité des textes (sauf ceux du titre bonus qui referme l'album), "Sans pitié ni remords" constitue une pièce de choix sur laquelle on serait bien en peine de trouver quoi que ce soit à jeter. De surcroit, le registre musical auquel il se rattache est susceptible de séduire aussi bien les amateurs de R.A.C. traditionnel que les fans de Metal identitaire. De quoi fédérer pas mal de monde !

 Jetez-vous les yeux fermés sur ce petit joyau, pendant qu'il en est encore temps.
Car compte tenu de sa qualité générale, il y a fort à parier que l'objet deviendra rare, recherché et convoité, dès lors que son pressage d'origine sera épuisé. Ne ratez donc pas l'occasion de l'acquérir à prix décent, à défaut de quoi vous pourriez le regretter par la suite...

Brown Vermin



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TRACKLIST

01. Ceux D'en Face (03:12)
02. Le Sentier De La Guerre (03:51)
03. Sans Pitié Ni Remords (03:22)
04. Année Zéro (02:58)
05. Les Défenseurs De La Raie Publique (04:44)
06. Des Illusions ... Désillusions ! (03:02)
07. Blood Und Honneur (02:28)
08. Lettre À Un Compatriote (03:50)
09. La Grande Armée (03:59)
10. Le Rêve (04:40)
11. Et Si Je Meurs Demain (03:48)
12. Les Légendes De Nos Contrées (Bonus) (04:15)


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CD disponible directement
via la boutique en ligne
du label :
http://martelentete.com


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TEASER

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mercredi 7 février 2018

EUGENESIA : "9 de Abril de 1948" [CHRONIQUE]

EUGENESIA
9 de Abril de 1948

CD EP

Martel en Tête
2017

 Le 9 avril 1948, date clé dans l'histoire de la Colombie, fait référence à la journée tragique au cours de laquelle fut assassiné Jorge Eliécer Gaitán, homme politique alors très en vue et qui se trouvait en position de remporter l'élection présidentielle de 1950. Cet assassinat, dont les auteurs et les commanditaires n'ont jamais été clairement identifiés, déstabilisa totalement le pays et le fit plonger dans La Violencia, une période paroxysmique de chaos jalonnée de troubles sanglants, qui se prolongera jusqu'au milieu des années 1950. 

 C'est à la faveur de cette situation de quasi-guerre civile que se sont constitués deux groupes de guérilla marxistes, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), et l'Armée de libération nationale (ELN), dont le premier n'a accepté de déposer les armes qu'en 2016, et dont le second n'a annoncé un cessez-le-feu qu'en octobre 2017. Et bien évidemment, l'émergence de cette mouvance n'a pas manqué de provoquer, en réaction, celle d'un fort courant nationaliste et anticommuniste... Autant dire, donc, que cette date du 9 avril 1948 marque pour la Colombie le début d'une ère de violences politiques et d'instabilité chronique qui perdure depuis déjà près de 70 ans.

 Cette parenthèse historique étant refermée, venons-en à présent au coeur du sujet central, c'est-à-dire ce tout premier EP 5 titres (+ une intro) d'EUGENESIA. Les productions musicales en provenance de Colombie ne sont pas choses courantes, et celle-ci n'est donc pas sans revêtir, pour les Européens que nous sommes, un certain parfum d'exotisme.

 Après l'extrait d'un discours
enflammé du susmentionné Jorge Eliécer Gaitán en guise d'introduction, le disque nous assène sans transition cinq morceaux d'un R.A.C. primitif et brut, sur fond de vocaux rageurs qui scandent en espagnol des paroles revendicatives et sans concession. Salvación o destrucción... Dès le premier morceau "Golpe De Estado Capital" , le ton est donné.  

 La technicité, la subtilité parolière et la recherche mélodique ne semblant guère figurer au nombre des préoccupations premières d'EUGENESIA, le son du groupe, dont le style consiste principalement à marteler des messages directs portés par une rythmique de bulldozer, apparait globalement quelque peu linéaire. Cette sensation de lourdeur sonore se voit même amplifiée - à moins qu'elle n'en soit au contraire quelque peu nuancée - par une touche de Metal dans la guitare. En somme, tout ceci est un tantinet "bourrin", ce qui, pour le coup, ne devrait pas déplaire à ceux qui apprécient tout spécialement cette caractéristique.

 On notera que le dernier morceau, "Crucificados", n'est autre qu'une reprise des TERCIOS, groupe de R.A.C. espagnol bien connu des initiés.

 Une production qui s'adresse donc principalement au noyau dur des inconditionnels du R.A.C., ainsi qu'aux amateurs de curiosités hispaniques. Le CD se présente en simple pochette cartonnée, et est disponible à prix modique.

Alimaña Marrón



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TRACKLIST 

01. Jorge Eliecer Gaitan Speech (Intro)
02. Golpe De Estado Capital
03. Santa Fe De Bogota
04. Comando Skinhead Al Acecho
05. 9 De Abril De 1948
06. Crucificados (Tercios cover)

 

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Mini CD disponible directement
via la boutique en ligne
du label :


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EXTRAIT

Golpe de Estado Capital :

dimanche 4 février 2018

FRAKASS : "Frakass le Système" [CHRONIQUE]


FRAKASS

Frakass le Système

Double CD Digipack

Martel en Tête
2017


 Jolie sortie chez Martel en Tête, avec cette compilation très remarquée du groupe lyonnais FRAKASS, fer de lance de la scène RAC hexagonale actuelle dont la renommée n'est plus à faire. Se présentant sous la forme originale et plaisante d'un digipack à trois volets au format coffret DVD, celle-ci se décline sur deux CDs qui réunissent pas moins de 37 titres représentatifs de la première partie de leur répertoire, s'étalant de 1996 à 2010.

 Le premier CD comprend 18 morceaux extraits des deux premiers albums "Frakass" et "Siegfried", qui témoignent de la première période de FRAKASS, caractérisée par une Oi! basique aux paroles directes et radicales. Si le style général de la musique comme celui des vocaux s'inscrivent dans une veine traditionnelle qui pourra peut-être sembler quelque peu rudimentaire avec le recul du temps, ces enregistrements ont en tout cas le mérite de donner un aperçu fidèle de ce qu'était le groupe à l'époque où celui-ci commençait déjà à acquérir une grande notoriété au sein de la scène rock nationaliste. A titre personnel, je décerne une mention spéciale au morceau "Légitime défonce", sur lequel j'accroche tout particulièrement. Mais ceci n'engage bien évidemment que moi, car il est tout à fait possible que vos propres préférences aillent à d'autres chansons de cette même période fondatrice.
A vous d'en décider !


 L'ensemble est complété par 3 autres titres issus du split CD "European Storm" (split réalisé en 2010, avec les Polonais de WHITE MASTER), sur lesquels une évolution musicale certaine est immédiatement perceptible, dans le bon sens selon moi. Les influences Hardcore et Metal sont passées par là entre temps, et cela s'en ressent fortement. On remarquera particulièrement parmi eux "La Mort au Tournant", reprise très efficace
et adaptée en français de la chanson "Was it Me" de THE EXPLOITED, nantie d'un gros son encore plus puissant que celui de l'originale.


 Le deuxième CD reprend quant à lui l'intégralité de l'album "Bouclier contre boucliers", pièce maîtresse de la discographie de FRAKASS sortie en 2005, complété de 4 morceaux live bénéficiant d'une très bonne qualité sonore, enregistrés en 2010, au cours de l' European Storm Tour (tournée ayant accompagné la sortie du split CD précédemment cité). Les influences Hardcore, voire Thrash Metal par moments, sont ici assez marquées, tout en restant suffisamment dosées pour que le son de l'ensemble reste dans le registre Oi!/RAC. Les paroles, quant à elles, sont plus travaillées tout en demeurant percutantes, et abordent tous les principaux thèmes de la rébellion identitaire.

 Mais qui a dit que les natios ne savaient que prôner le repli sur soi franco-français, en une sorte d'ethnocentrisme des plus limités ? Les chansons de l'album "Bouclier contre Boucliers" viennent tordre le cou aux idées reçues et aux clichés simplistes, en comprenant notamment de vibrants hommages à la résistance du peuple Kalash opprimé par le pouvoir musulman au Pakistan ("Rêveur d'Empire"), ainsi qu'aux combattants irlandais et à leur opiniâtre lutte de libération nationale face à l'impérialisme britannique ("Pâques sanglantes"). Beaux exemples de solidarité inter-nationaliste s'il en est.

 On a même droit à une fort sympathique reprise de la bien bretonne "Blanche Hermine". Une version que Gilles Servat avouerait sans doute fort réussie, si seulement le carcan de son parti pris idéologique et des dogmes inhérents à sa famille politique se relâchait suffisamment pour lui permettre d'en juger avec un minimum d'objectivité. Y compris et surtout lorsque ses propres compositions sont interprétées - non sans talent - par d'abominables suppôts de la "Bête immonde"...



 Ce premier volume de Frakass le Système, collector en devenir, a fait l'objet d'un pressage limité à seulement 500 exemplaires. Son packaging plutôt classieux et qui sort de l'ordinaire comprend de surcroit un livret de 16 pages retranscrivant tous les textes de l'album "Bouclier contre Boucliers". Une bien belle production qui ravira les fans, mais qui pourra aussi convenir aux néophytes désireux de mieux connaître le groupe, puisqu'il constituera alors une bonne entrée en matière. 

 Pour finir, il est à noter qu'un second volume, retraçant le parcours du groupe entre 2010 et 2015, est d'ores et déjà en préparation, et qu'il devrait voir le jour prochainement chez Martel en Tête. Affaire à suivre, donc.



Siegfried Warwulf




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TRACKLIST
(Cliquer pour agrandir)


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Double CD disponible
directement via la boutique en ligne
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EXTRAITS













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https://www.facebook.com/FrakassOfficiel




vendredi 26 janvier 2018

CHOC FRONTAL : Toujours faire face [CHRONIQUE]



CHOC FRONTAL
Toujours faire face !

CD

Martel en Tête
2015


 Second album pour ce groupe de RAC basé à Alès, dans le Sud de la France.
Douze morceaux de Oi! à la fois puissante, offensive et mélodique, accompagnant des textes ouvertement nationalistes, souvent bruts de décoffrage et sans fioritures.


 Contrairement à ce j'ai pu lire ici et là, je n'ai pu y déceler aucune touche de Hardcore, et encore moins d'influences Metal. Juste de la pure Oi!, façon Streetrock (très similaire au Streetpunk mais avec le côté punk en moins) joué de manière efficace.

 La voix du chanteur se situe quant à elle quelque part entre celles des vocalistes respectifs  de KOMINTERN SECT et de BAGADOU STOURM. Comparaison pour le moins osée et qui verse dans un certain mélange des genres que d'aucuns contesteront probablement -n'en doutons pas-, mais qui a au moins le mérite d'en donner une idée assez juste. En tout cas, telle est ma propre perception des choses. Ceci dit, mon allusion à KOMINTERN SECT n'est peut-être pas dépourvue de tout fondement, si l'on se souvient que la chanson "23 minutes en enfer" avait justement fait l'objet d'une reprise sur l'album précédent de CHOC FRONTAL...
 
 
A propos, trois reprises fort personnalisées sont reconnaissables à l'écoute de ce disque-ci.

Tout d'abord, on notera une version survitaminée et entraînante du chant militaire "Les Chacals". Celui-ci, adapté en français au cours de la Guerre d'Algérie, avait originellement été écrit en 1855 par un Allemand du nom de Heinrich von Reders, puis mis en musique en 1919 par un autre Allemand, Fritz Sotke.

 Le morceau "Nos pères les Gaulois" a la singulière particularité de reprendre un air bien connu, celui de "When Johnny Comes Marching Home". Cette chanson fut originellement écrite au XIXème siècle durant la Guerre de Sécession américaine, par un certain Patrick Sarsfield Gilmore, unioniste du Massachussetts mais de naissance irlandaise.
Pour la petite histoire, rappelons au passage que cette même mélodie avait entre autres été utilisée en 1978 pour la chanson "English Civil War" de THE CLASH, présente sur le second album du groupe "Give 'em enough rope".
Sous le titre "Johnny revient d'la guerre", elle avait également été reprise en 1983  par BERURIER NOIR, affectant la forme d'un bref instrumental qui fait office d'introduction à la chanson "Frère d'armes" -laquelle reprend plus ou moins, elle aussi, ce même thème musical.

 On remarquera enfin tout particulièrement la présence sur ce disque d'une étonnante reprise du "Chant du Diable", adaptation française, par la fameuse Division Charlemagne, d'un célèbre chant de marche SS (titre de la version allemande originale : "SS marschiert in Feindesland"). Si la version ici proposée par CHOC FRONTAL a de quoi surprendre, en se permettant notamment quelques libertés par rapport à la mélodie de l'hymne d'origine, elle n'en est pas moins efficace et énergique, et en reprend fidèlement les paroles. Pour l'anecdote, rappelons que ce chant pour le moins sulfureux fait aujourd'hui partie du répertoire traditionnel de la Légion étrangère au sein de l'armée française, mais sous le titre "Le Diable marche avec nous", et au prix de paroles sensiblement modifiées...

 Le CD, qui connait un certain succès et qui semble bien figurer au palmarès des meilleures ventes de Martel en Tête, comprend un livret de 8 pages retranscrivant tous les textes.


Advertos



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Tracklist :

01 - Ales is back (02:06)
02 - Toujours faire face (01:57)
03 - Europe éternelle (03:40)
04 - Alès Crew (03:13)
05 - Football Life (02:33)
06 - Immonde Destin (02:32)
07 - Les Chacals (02:49)
08 - Liberté (02:53)
09 - Carnaval Firm (02:45)
10 - Nos pères les Gaulois (03:25)
11 - Le chant du Diable (02:25)
12 - Épidémie (02:50)


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CD disponible directement
via la boutique en ligne
du label :
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 EXTRAITS











jeudi 18 janvier 2018

BUNKER 84 : Démo 85 CD [CHRONIQUE]

BUNKER 84
Demo 85

CD

Martel en Tête
2017


 Limité à seulement 300 exemplaires, ce CD, qui ne tardera probablement pas à être épuisé, constitue un document sonore rare et intéressant pour les personnes appréciant ce groupe phare de la scène RAC hexagonale des années 80. Au même titre que d'autres formations de la même époque telles que LEGION 88, BRUTAL COMBAT ou autres KONTINGENT (88) et consorts, c'est en effet toute une génération de jeunes rebelles skinheads et nationalistes que BUNKER 84 aura durablement marquée de son empreinte indélébile. Le groupe, aujourd'hui nimbé d'une aura quasi-mythique, continue d'ailleurs aujourd'hui même, en dépit de sa réputation hautement sulfureuse et bien longtemps après sa séparation, de faire des émules.

 Comme l'indique sobrement le titre du disque, les 18 titres qu'il rassemble sont tous des morceaux démos enregistrés en 1985. A l'exception de quatre d'entre eux, ayant été par la suite retravaillés et qui ont ultérieurement fait l'objet de réenregistrements studio ("L'Exécution", "Mes potes et moi", "France" et "Jeunes loups"), tous les autres sont des compositions inédites fort peu connues, sauf du cercle restreint des quelques privilégiés qui ont pu avoir y avoir accès, d'une manière ou d'une autre, au fil des années.

 Contrairement aux mauvaises copies K7, aux médiocres MP3 et aux divers bootlegs au rabais qui ont pu auparavant circuler sous le manteau, les 18 morceaux de cette édition officielle, même s'ils n'ont bien évidemment pas un son parfait (cela reste des enregistrements démos), bénéficient quant à eux d'une qualité sonore tout à fait décente et correcte, ce qui est pour le moins appréciable. Et même si l'exécution instrumentale et vocale se fait quelquefois un peu hésitante ou bancale, pouvant quelque peu laisser à désirer ici et là, une indulgence certaine s'impose dès lors que l'on tient compte du fait qu'il ne s'agissait là que des premiers balbutiements d'un jeune groupe, qui n'allait pas tarder à progresser et à faire assez largement parler de lui...

 Bien sûr, il ne s'agit pas là du disque que l'on recommanderait à un néophyte souhaitant écouter du BUNKER 84 pour la première fois. S'agissant d'une première découverte, il conviendrait plutôt de le renvoyer aux deux albums studio "Notre Combat" et "Liberté" réalisés en leur temps par le groupe, ou même à ses singles/EP et autres morceaux figurant sur diverses compils vinyliques. En revanche, l'exhumation de ces démos de 1985, soigneusement dépoussiérées après plusieurs décennies d'oubli, ne pourra que ravir les fans accomplis du groupe. Notamment les complétistes, dont ce rare témoignage sonore de ses débuts viendra avec bonheur enrichir la collection.

 Un collector en devenir ? A ne pas rater, en tout cas. Si cela vous intéresse, n'hésitez donc pas, et ne tardez pas à vous le procurer. Car a priori, il ne devrait pas y en avoir pour tout le monde...

Brown Vermin





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Tracklist :

01. L'Oubli
02. Nouvelle Generation
03. Pense Un Peu...
04. Le Dernier Recours (Revolution)
05. Instinct Animal
06. Fleur De Lys
07. L'Execution (1985)
08. Religion
09. Jeux Interdits
10. Le Temple Du Soleil
11. Mes Potes Et Moi (1985)
12. Schizophrenie
13. Le Cancer Rouge
14. France (1985)
15. Odeur De Mort
16. Dans Le Port D'Amsterdam...
17. Jeunes Loups (1985)
18. The Power Of Violence




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CD disponible directement via la
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dimanche 14 janvier 2018

LEMOVICE : "Front des Patriotes" Version Digipack [CHRONIQUE]

LEMOVICE
Front des Patriotes
CD Digipack

Martel en Tête
2016



 Avec cette version Digipack nantie d'un artwork différent de celui du pressage en boîtier cristal, initialement sorti en 2013, le moins que l'on puisse dire est que Martel en Tête peut s'enorgueillir d'avoir ajouté une pièce d'anthologie à son catalogue.

 Groupe nommé d'après la tribu gauloise
dont cette région de la Gaule constituait naguère le territoire, et dont est directement hérité le nom de la ville de Limoges, LEMOVICE a su acquérir depuis déjà quelque temps ses lettres de noblesse au sein de la scène Oi!/RAC hexagonale et, fort d'une notoriété qu'il n'a nullement usurpée, n'est aujourd'hui plus à présenter.

 A vrai dire, plus que d'un groupe de Oi! ou de RAC, il serait sans doute plus approprié de parler de grand nom de la scène Rock dissidente et identitaire francophone, tant la qualité et la maîtrise des douze percutantes compositions qui constituent cet album transcendent l'étroitesse de telles étiquettes.

 Que l'on se figure le mémorable morceau "Pas concernés" des mythiques TOLBIAC'S TOADS, morceau que LEMOVICE avait d'ailleurs brillamment repris voici quelques années -il n'y a pas de hasard-, et l'on pourra se faire une idée assez juste du style musical dans lequel évolue aujourd'hui le combo limougeaud.

 Le son est en outre surpuissant, renforcé par une excellente production, ainsi que par l'apport d'une touche de Hard Rock voire de Metal du meilleur effet dans le son des deux talentueux guitaristes Björn et Snorr. La section rythmique, assurée par la basse ravageuse de Crapüd et la batterie explosive d'Ardraos, n'est pas en reste, et contribue à insuffler à l'ensemble une énergie imparable.

 Nico s'avère pour sa part un chanteur particulièrement doué, avec sa voix claire aux accents offensifs, déclamant des textes sans compromis, particulièrement efficaces, percutants et d'excellente tenue. Parmi les divers thèmes traités de manière pour le moins radicale dans les paroles, citons entre autres et en vrac la résistance au quotidien au Grand Remplacement et à l'islamisation de nos terres, l'endoctrinement et le conditionnement propagandiste des enfants via l' "Education nationale", la mort plus que douteuse de Rudolf Hess au cours de l'été 1987, les ravages flagrants de l'immigration-invasion avec une guerre civile inter-ethnique qui se profile de façon de plus en plus évidente, mais aussi -et cela mérite tout particulièrement d'être souligné-  l'opposition viscérale et irréductible à la peste rouge, à travers notamment l'excellent morceau "A L'Est", véritable manifeste qui pourrait à lui seul illustrer de façon parfaite l'appellation Rock Against Communism.


 A la lecture de tout ce qui précède, on aura évidemment compris qu'avec le petit joyau que constitue "Front des Patriotes", album qui m'aura fait véritablement découvrir LEMOVICE à la juste mesure de ses capacités et de ses talents, je place sans hésiter le groupe dans le peloton de tête de la scène actuelle. Ne passez surtout pas à côté de ce disque remarquable, au risque de manquer quelque chose d'essentiel, appelé à devenir un grand classique du genre. A coup sûr, il fera date, et occupera une place de choix au sein de votre discothèque personnelle.


Pour conclure, il est à noter que ce pressage spécial, au visuel spécifique comme précisé en début de chronique, doté d'un insert imprimé format poster comprenant photos des musiciens et textes de toutes les chansons, est limité à 500 exemplaires. Il est donc vivement conseillé d'en faire l'acquisition dès à présent, avant épuisement des stocks disponibles...

Advertos




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Tracklist :


1. Le front des patriotes
2. Le clan
3. Homme blanc
4. Ni arme ni violence et sans haine
5. A l'Est
6. Chronique d'une mort annoncée
7. Etranger
8. Madness
9. Nulle part où fuir
10. La ballade des paumés
11. Casus belli
12. Juluan


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CD disponible directement
via la boutique en ligne
du label :

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dimanche 7 janvier 2018

SANG D'ENCRE : "Premier jet" [CHRONIQUE]

SANG D'ENCRE
Premier jet
CD
Martel en Tête
2013


 Outre le fait d'avoir eu l'honneur d'inaugurer le label Martel en Tête, dont ce fut la toute première production, ce premier album dix titres des Français de SANG D'ENCRE aura eu l'intérêt certain de révéler au public l'existence d'une jeune formation particulièrement prometteuse.

 Si la Oi! brute de décoffrage pratiquée par le groupe peut sembler dans un premier temps quelque peu primitive et rentre-dedans, une écoute plus attentive voire une réécoute permettent très vite d'en apprécier le son et les compositions à leur juste valeur.

 Se situant dans la continuité directe du son des années 80, la musique offensive et sans compromis de SANG D'ENCRE s'impose aussi d'emblée comme la digne héritière des groupes O! à tendance RAC de cette grande époque, dans la lignée de SNIX ou autre BRUTAL COMBAT.

 On peut toutefois y déceler aussi ça et là d'efficaces touches de Hardcore voire de Thrash, notamment sur "Un déluge de feu", mais aussi et surtout sur "Moralisateur", dernier morceau qui vient conclure l'album sur fond de paroles incendiaires, exposant leurs quatre vérités aux jeunes bobos-gauchos estudiantins qui se croient subversifs et qui prétendent dispenser des leçons de moralité politique, avec toute la morgue suffisante que confère à leur pseudo-rébellion un consternant et insupportable prêt-à-penser idéologique.

 Concernant  l'ensemble des textes de l'album, il convient d'ailleurs de souligner le fait que ceux-ci, loin d'être légers ou de verser dans les banalités consensuelles, s'inscrivent sans la moindre ambiguïté dans un registre nationaliste combatif. Entre l'encouragement à la confrontation physique et le refus de se laisser dominer par l'ennemi ("Clockwork Legion", "Une flamme dans le regard", "Face à face"), l'exaltation du sentiment patriotique français ("France"), la bravoure du soldat dans l'enfer d'un champ de bataille ("Un déluge de feu") et l'exigence d'un rétablissement de la peine capitale pour les pédophiles et autres délinquants sexuels ("Peine de mort"), il parait difficile de concevoir message plus explicite.


Mention spéciale aux deux reprises pour le moins originales que l'on trouve également sur ce CD, et qui contribuent grandement, selon moi, à en faire un disque exceptionnel.

 Tout d'abord une version très personnelle de "Skinhead Girl", morceau reggae sur la version originale (1970) du vieux groupe britannique SYMARIP.  Il est ici repris en pure Oi!, pour un résultat quelque peu iconoclaste, et qui ne fait bien évidemment pas l'unanimité... Les puristes crieront au massacre, au scandale, à l'hérésie et au sacrilège, tandis que les plus ouverts d'esprit apprécieront au contraire cette démarche pour le moins audacieuse. En outre, ceux qui, comme moi-même, sont peu portés sur le Reggae, se surprendront à apprécier le morceau sous cette forme, plus proche de leurs préférences musicales. Chacun verra midi à sa porte, donc.

 Enfin et par-dessus tout, je dois avouer que mon grand coup de coeur se porte sur "Alésia", reprise d'un très bon morceau du groupe IN MEMORIAM, un enregistrement devenu aujourd'hui rare, et qui n'a hélas figuré qu'à l'état de maquette sur une cassette démo sortie en 1995 ou 1996. La version que nous en présente ici SANG D'ENCRE est tout simplement excellente, au moins aussi bonne, sinon meilleure encore que l'originale d'IN MEMORIAM.
Les arrangements sont superbes, notamment grâce à la présence d'un violon mélancolique sur le refrain qui vient renforcer avec brio la dimension émotionnelle de la chanson, laquelle rend hommage à Vercingétorix et à la résistance tout aussi héroïque que désespérée des Gaulois face à l'envahisseur romain, dans le cadre d'une bataille qui aura marqué l'histoire au fer rouge de par son issue tragique et ses conséquences... Une très belle chanson, caractérisée par un texte poignant, déclamé sur fond d'une lancinante mais brillante mélodie. Merci et bravo à SANG D'ENCRE de l'avoir ainsi exhumée des fosses de l'oubli, et d'en avoir fait une aussi remarquable interprétation.


 Le tout est accompagné d'un livret de 12 pages reproduisant tous les textes (sauf ceux des deux reprises), et bénéficie d'une présentation soignée, en boîtier cristal.


 Si ce compte rendu vous inspire, s'il a su retenir votre attention, éveiller votre intérêt, n'hésitez donc pas à faire l'acquisition de l'objet. Il ne devrait pas vous décevoir.
Car pour un premier jet, il est indéniable que celui-ci s'avère plutôt réussi.

 
Advertos



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Tracklist :


01. Intro
02. Clockwork Legion
03. Une flamme dans le regard
04. Face à face
05. France
06. Peine de mort
07. Un déluge de feu
08. Skinhead girl (reprise de SYMARIP)
09. Alésia (reprise d' IN MEMORIAM)
10. Moralisateur



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CD disponible directement
viala boutique en ligne
du label :

http://www.martelentete.com


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dimanche 31 décembre 2017

GUNDESTRUP : "L'Or et le Sang" [CHRONIQUE]

GUNDESTRUP
"L'Or et le Sang"
CD Digipack

Martel en Tête
2016


 Fruit d'une collaboration entre Michel, chanteur et parolier du groupe lyonnais FRAKASS, et Olaf Jasiński, Polonais connu pour ses projets solos HONOR et OWK, GUNDESTRUP est une formation originale qui évolue quant à elle dans un registre Viking Rock, à tendance Pagan Folk identitaire.

 Tirant son nom d'un célèbre artéfact archéologique européen, à savoir un remarquable chaudron celte en argent datant du Ier siècle avant l'ère chrétienne, orné de scènes mythologiques et découvert au Danemark -témoignage éloquent des échanges et des liens culturels qui unissaient alors les mondes celtique et germanique-, le combo nous présente donc ici les neufs plages sonores constituant son premier mini album, sorti sur le label Martel en Tête.

 Les compositions, presque toutes signées d'Olaf Jasiński (à l'exception notable du morceau "Hagalaz", composé par Michel, et de "One Blood", reprise de KINDRED SPIRIT), reflètent dans leur ensemble une très bonne maîtrise musicale, et assènent à l'auditeur un Rock à la fois puissant et mélodique, teinté ça et là d'éléments Folk aux accents tantôt nordiques, tantôt celtiques. Cet apport judicieusement dosé n'a rien d'accessoire ni d'anecdotique, puisqu'en lui imprimant une identité sonore spécifique, il contribue ainsi de manière essentielle à créer une ambiance tout à fait adaptée au concept qui constitue l'axe central du disque.

 Les textes, quant à eux presque tous écrits et chantés en français par Michel, sont d'une qualité appréciable. Il révèlent chez ce dernier un bon niveau de connaissance du monde celtique, mais aussi et surtout germano-scandinave, que ce soit dans les domaines de l'organisation sociale, de la spiritualité, de la mythologie, du symbolisme, comme des conceptions métaphysiques inhérentes au monde civilisationnel indo-européen de façon générale. Signalons toutefois que ces paroles mettent principalement l'accent sur les dimensions guerrière et clanique, et qu'ils distillent par ce biais imagé un message identitaire et néopaïen éminemment combatif. Concernant les vocaux, si certains regretteront peut-être que le phrasé de Michel fait que les paroles sont plutôt scandées que réellement chantées, celles-ci ont au moins le mérite d'être prononcées clairement, haut et fort, et d'être ainsi facilement compréhensibles dès la première écoute.

 Lorsque je dis que les textes sont presque tous écrits et chantés par Michel, c'est pour mieux souligner toutefois la présence sur ce disque de deux exceptions qui confirment la règle. Le titre "Malleus Maleficarum" voit en effet ses paroles co-écrites à la fois par Michel pour leur partie française, et par Olaf pour une partie en polonais, chacun des deux protagonistes prêtant sa voix pour interpréter des couplets dans sa langue respective.
On retrouve d'ailleurs aussi l' "exotisme" du chant en polonais sur le morceau "Lustra", seul titre du disque qui soit intégralement composé, paroles comme musique, par Olaf Jasiński, pour un résultat du meilleur effet.

 Mention particulière pour "Skoll", chanson à boire particulièrement conviviale, entraînante et réjouissante qui vient brillamment conclure l'album, sous forme de toasts portés  aux ancêtres, aux frères de clan, aux déesses et aux dieux, à la Terre-Mère, à l'esprit guerrier et à... la fête.

 Cette chronique ne serait pas tout à fait complète si j'omettais de mentionner le très bel artwork, qui se retrouve dans un livret de douze pages retranscrivant tous les textes du disque, et enrichi de superbes illustrations qui fleurent bon l'esprit viking. Alors si vous aimez FRAKASS et HONOR/OWK, et/ou si vous appréciez particulièrement le Folk Rock enraciné et teinté de paganisme d'inspiration celto-nordique, GUNDESTRUP est susceptible de vous intéresser. Sur ce, je lève ma corne à boire à votre santé : Skoll !


Siegfried Warwulf





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Tracklist :

01. L'or Et Le Sang (04:24)
02. Furie Celte (03:46)
03. Malleus Maleficarum (03:02)
04. One Blood (Reprise de KINDRED SPIRIT) (03:19)
05. Hagalaz (04:52)
06. Lustra (04:19)
07. Le Dernier Dragon (03:54)
08. Futhark (04:52)
09. Skoll (02:37)




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CD disponible directement
via la boutique en ligne
du label :


http://www.martelentete.com




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Teaser de l'album :



Morceau "Furie celte" :